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Traitements d’hiver des arbres fruitiers et de la vigne 2018-01-08T15:46:30+00:00

Traitements d’hiver des arbres fruitiers et de la vigne

Pendant l’hiver, les arbres, les insectes et les maladies fongiques entrent en dormance.

De nombreux parasites (ravageurs et champignons) ou leurs larves sont abritées sous les écorces ou à la pliure du départ d’une branche. Dès que les conditions climatiques deviennent favorables, les parasites se réveillent et endommagent les feuilles, les fleurs, les rameaux et infectent les fruits.

Pour réduire l’intensité de ces attaques et les dégâts qu’elles génèrent, les traitements d’hiver sont indispensables, ils permettent de réduire considérablement la population de certains ravageurs (cochenilles, acariens …) et l’intensité des attaques par les champignons (cloque, monilia…).

Les traitements d’hiver sont réalisés entre le mois de novembre et le mois de février, période précédant le gonflement des bourgeons, ou bourgeon dormant.

Les principales maladies et ravageurs   pour lesquels les traitements d’hiver sont recommandés sont :

Les maladies

La Moniliose

(Monilia laxa ou Monilia fructicola ou Monilia fructigena) : Elle touche tous les arbres fruitiers, en particulier les arbres fruitiers à noyaux.

La Moniliose attaque les fleurs, les rameaux et les fruits. Elle se développe dès le gonflement des bourgeons.

La fleur (ou le bouquet floral) touché par la moniliose se dessèche.

Le champignon peut ensuite migrer vers le rameau et provoquer des chancres qui développent une gommose.

Les fructifications du champignon sur les fleurs ou les chancres donnent des spores qui peuvent par la suite infecter les fruits sains.

Les fruits pourris, non récoltés, sèchent et se momifient. Ces momies, restées sur l’arbre ou tombées au sol, et les chancres sur rameaux constituent l’inoculum d’infection de l’année suivante.

La Tavelure

(Venturia inaequalis) : Elle s’attaque aux feuilles et aux fruits, principalement, des arbres fruitiers à pépins.

La tavelure   se conserve en hiver, sous forme de périthèces (inoculum), dans la litière des feuilles mortes tombées au sol.  Cet inoculum conservé au sol produit une nouvelle génération d’ascospores qui sont libérées au printemps suivant.

Les attaques de tavelure démarrent au gonflement des bourgeons, à l’apparition des jeunes feuilles et des fruits. Les fruits attaqués se couvrent de croûtes brun-noir et tombent.

La Cloque

(Taphrina deformans) : Elle attaque les feuilles et les jeunes rameaux des arbres à noyaux (pêcher, nectarinier, abricotier, prunier…) et les déforment. Les tiges se tordent, les feuilles se boursouflent deviennent  rougeâtres pour ensuite tomber.

En fin d’hiver, la germination des spores se développe, favorisée par un printemps frais et humide. Si les conditions ne sont pas favorables à leur développement, les spores restent à l’état latent,   d’une année à l’autre dans les anfractuosités des rameaux ou les écailles des bourgeons.

La bactériose (chancre bactérien)

C’est une maladie causée par des bactéries du genre Pseudomonas, surtout présentes sur les arbres fruitiers à noyaux. La bactériose cause des points de gomme sur les rameaux atteints ou la mort des bouquets floraux. La progression rapide de ces lésions au cours du printemps peut aboutir à la destruction partielle ou totale des arbres.

La pluie, le froid, les plaies de taille et le stress hydrique sont des facteurs favorables au développement de cette maladie.

Les ravageurs

Les acariens

Les Tétraniques du pommier, l’acarien rouge et l’acarien jaune, sont considérés comme des ravageurs clés de la culture du pommier.

Les acariens Tétraniques s’attaquent exclusivement aux feuilles, ils vident le contenu cellulaire du

parenchyme foliaire qui se décolore avec le temps.

L’acarien passe l’hiver sous forme d’œuf qui éclot au printemps, dès que les conditions climatiques sont favorables (température et humidité).

Les cochenilles

Les cochenilles sont des insectes piqueurs-suceurs qui se nourrissent de la sève de l’arbre. Les arbres attaqués s’affaiblissent, manifestant leur stress par une décoloration et la chute prématurée du feuillage. Les déjections sucrées des cochenilles (le miellat) attirent différentes espèces de fourmis qui s’en nourrissent.

La  nuisibilité  des  cochenilles  vient  de  leur  capacité  reproductrice  importante,  une  seule femelle pouvant pondre des centaines d’œufs.

Le miellat constitue aussi un support de choix pour la fumagine, sorte de suie noirâtre produite par divers champignons et qui recouvre les feuilles attaquées, nuisant à leur photosynthèse.

Les cochenilles passent l’hiver sur les rameaux, les branches et les feuilles.

Les pucerons

Ce   sont   des   insectes   piqueurs   suceurs   dont   l’activité      provoque l’affaiblissement de l’arbre. Ils sont également vecteurs de virus.

Les pucerons pullulent fortement ce qui favorise   une sécrétion importante de miellat et la formation de la fumagine.

Les pucerons qui s’attaquent aux arbres fruitiers passent l’hiver sous forme d’œufs, sur les écorces, les fissures et les rameaux, afin de résister au froid et aux conditions difficiles.

Au printemps, les œufs éclosent et donnent naissance à la première génération.

Le carpocapse

Le carpocapse est un ravageur important des arbres fruitiers (pommier, poirier, prunier).  Le carpocapse   est   un petit   papillon nocturne qui pond ses œufs sur le feuillage des arbres fruitiers. L’éclosion de l’œuf donne naissance à une larve qui pénètre le fruit lorsqu’il est à un stade réceptif de la taille minimum d’un petit pois.

Le carpocapse développe deux ou trois générations par an, dépendant des conditions climatiques. Les larves de la dernière génération passent l’hiver dans les écorces des arbres ou dans la terre.

L’activité du carpocapse a lieu de mai à septembre.

La lutte

Les maladies

OXISER 50 WP

Formulation : WP.
Composition : 50% de l’oxychlorure de cuivre.
Famille chimique : minérales.
Dose d’utilisation : 300 g/hl.

Mode d’action :

Oxiser 50 WP, est un fongicide à base de l’oxychlorure de cuivre. Il a une action préventive sur les maladies causées par des champignons pathogènes qui affectent la végétation et les fruits de diverses cultures.

Oxiser 50 WP Contrôle un large éventail de maladies en traitement d’hiver.
– Moniliose : traiter avec Oxiser 50 WP après la taille ou le gonflement des bourgeons.
– Tavelure : traiter avec Oxiser 50 WP après la taille ou le gonflement des bourgeons.
– La cloque : traiter avec Oxiser 50 WP après la taille ou le gonflement des bourgeons.
– Bactériose : traiter avec Oxiser 50 WP après la taille ou le gonflement des bourgeons.

Les ravageurs

AFAIO

Formulation : EC.
Composition : Huile de pétrole 97%.
Famille chimique : minérales.
Dose d’utilisation : 1-4 L/hl.

Mode d’action :

AFAIO est une huile blanche minérale ayant des propriétés insecticides et acaricides.
AFAIO agit de deux façons distinctes :
– Asphyxie (Blocage de la respiration) des œufs, des stades immatures et adultes des insectes et des acariens entraînant leur suffocation et leur mort,
– Effet dépressif du comportement d’alimentation et d’oviposition réduisant la densité des populations de mineuses, de thrips, de mouches blanches et d’acariens.

AFAIO contrôle :

– Acariens : traiter avec AFAIO après la taille ou avant le débourrement.
– Cochenille : traiter avec AFAIO après la taille ou avant le débourrement sur les AFP et vigne.
– Puceron : traiter avec AFAIO après la taille ou avant le débourrement.
– Carpocapse :  traiter  avec  AFAIO  sur  les  troncs  des  arbres  après  la  taille-avant  le débourrement.

Remarque : nous recommandons de mélanger Afaio et Oxiser 50 WP pour un traitement simultané des maladies et des ravageurs.